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         Il est à remarquer combien l’Eglise et ses Saints ont montré à travers les siècles de sympathie et de sollicitude pour les animaux.

         Ce fut, dès le commencement, un âne et un bœuf réchauffant Jésus naissant dans sa crèche.

          Une tapisserie représentant saint Mamers catéchisant tigres et lions pour en faire des chrétiens ; la légende, exquise et touchante, prétend que les mâles retournèrent au désert afin d’y porter la foi nouvelle, cependant que les femelles demeuraient auprès du saint, donnant généreusement leur lait à leurs frères, les chrétiens hommes.

         Et les ermites ? Lequel d’entre eux n’a pas son animal de prédilection ? Tous élisent les bêtes pour amies et compagnes de leur vie solitaire, souffrante.

         Saint Roch eut son chien.

         Saint Benoît, ses corbeaux.

         Saint Jérôme, son lion.

         Saint Hubert, son cerf.

         François d’Assise prêchait les poissons ; lesquels, dis la tradition, venaient l’écouter par bandes pressées ; d’autres haranguaient leurs sœurs les hirondelles, et jusqu’aux bêtes les plus répulsives, telles que : loups, chacals, hyènes, renards, etc., etc.

        Le moyen âge aima passionnément les animaux ; il leur donna même place dans ses cérémonies, dans ses fêtes.

        L’inquisition, par contre, ne daigna que trop s’occuper d’eux de la façon la plus cruelle. D’étonnants procès furent intentés à certaines malheureuses bêtes, lesquelles, jugées et condamnées comme les hommes, périrent comme les hommes sur l’inique bûcher ; le fait est historique et les  pièces de ces abominables jugements subsistent encore.

        En plein dix-neuvième siècle, dans certaines de nos provinces, surtout en vieille terre de Bretagne, les animaux domestiques sont voués à certains saints chargés de les protéger, de les guérir en cas de maladie, de les préserver des épidémies.

        Aux jours de procession, ces animaux suivent, enrubannés, les cornes fleuries, la glorieuse bannière de leur patron.

        Quelques extraits du journal "l’Ami des bêtes" d’un sermon du Révérend Père Moutoueff .
« Dieu a donné à l’homme la supériorité sur les animaux, mais cette supériorité lui  crée précisément le devoir absolu de n’en user qu’avec douceur avec eux et non avec violence et cruauté. »

       Ce n’est, du reste, pas assez de refréner en nous le sentiment de cruauté inné dans la nature humaine, c’est de notre devoir de le refréner chez les autres en les instruisant.

       Dieu a donné à profusion aux humains les animaux utiles, agréables, mais il a réservé les lois de leur destruction suivant celles de l’utilité. L’homme ne devrait, en aucun cas, contrecarrer ces lois providentielles ; Il les a bravées et le premier châtiment de sa conduite brutale ne s’est pas fait attendre. Il a détruit par milliards les oiseaux utiles, afin de satisfaire son caprice ou sa gourmandise, et voici que les récoltes en souffrent, les pucerons envahissent la vigne et la science est impuissante à conjurer ces désastres.

 

Soyons doux et pitoyables pour les animaux.

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