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D’où vient le mot Noël ?

Dans l’Evangile de Luc, l’endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot mangeoire,
qui se dit
cripia en latin (ou Krippe  en Allemand), et qui a donné le mot de crèche. Il ne s’agit donc littéralement que de l’auge destinée a la nourriture des animaux. Par extension, la crèche s’apparente à l’étable tout entière. Il semble que la naissance de Jésus ait eu lieu dans une grotte aménagée en étable, comme il en existait beaucoup en Palestine à cette époque.

 

Comment faire vivre sa crèche

Pour rendre sa crèche plus vivante, chaque famille a ses petites traditions. Les mains habiles et un peu artistes peuvent confectionner elles-mêmes des figurines représentant chaque membre de la maison.
Vous pouvez aussi y introduire vos saints patrons, des personnages typiques de votre région, comme le ramoneur savoyard, ou l’Arlésienne en costume traditionnel. L’animation de la crèche est un moment privilégié pour faire naître chez vos enfants le sens du mystère et de la joie de Noël.

 

Des rites à inventer

Autrefois, quand les fidèles allaient contempler les crèches dans les églises, il était d’usage dans certaines régions de bercer l’Enfant Jésus en lui chantant une berceuse. Cette charmante coutume peut s’adapter
à vos maisons. L’arrivée de l’Enfant Jésus dans la crèche, le soir de Noël, peut donner l’occasion d’une petite cérémonie familiale. Un enfant apporte le santon du nouveau-né tandis que la famille chante des cantiques de Noël, puis quelqu’un lit le récit de la Nativité. N’hésitez pas à faire vivre votre crèche,
donnez à vos enfants l’occasion d’allumer chaque soir une bougie, d’ajouter un personnage,
de déposer un dessin. Ils y retrouveront l’histoire de la Nativité, contée de la plus belle des manières.

 

Une idée de saint François

On trouve très tôt des représentations picturales de la Nativité. Une des plus anciennes date du IVe  siècle, retrouvée sur un sarcophage dans le Sud de la France. Mais l’invention de la crèche est attribuée à saint François d’Assise qui met en scène, le soir de Noël de l’année 1223, dans le petit village de Greccio,
 près d’Assise.

Ce soir-là, les habitants du village se réunissent dans une étable où saint François a amené un âne et
un bœuf. Ni Jésus, ni Marie, ni Joseph ne figurent dans cette représentation.
Mais au cours de la messe célébrée dans une étable, jamais la Nativité du Christ n’a paru aussi vivante et vraie aux habitants de Greccio…

Les frères franciscains ont ensuite répandu la coutume de faire une crèche
pour donner un cadre plus évocateur au mystère de Noël qui restait jusque-là strictement liturgique.

Grâce à la crèche, le mystère de Noël entre dans chacune de nos maisons.

 

Des mises en scène parfaites

L’art de la crèche se répand rapidement en Italie, puis en France et dans toute l’Europe.
 Il rejoint une tradition très vivace entre le XIe et le XIIIe siècles de jouer la Nativité au cours
de la célébration liturgique, pour la rendre plus présente aux yeux des fidèles. Il se prolonge au XVe siècle dans les mystères, des tableaux vivants joués sur les parvis des églises, où Marie et Jésus
sont cette fois représentés. Ces jeux liturgiques, dégénérant souvent en festivités peu empreintes de religiosité, sont supprimés en 1548. Ils se perpétuent sous une nouvelle forme : les crèches parlantes ou pastorales, jeux scéniques populaires donnés devant les crèches. Aujourd’hui encore, ces représentations réalistes de la Nativité enchantent les peits et les grands qui ont gardé un cœur d’enfant.
Dans de nombreux villages, des crèches vivantes racontent à leur façon la naissance de Jésus.
Dans les églises ou en famille, laissons-nous émerveiller par les chants enfantins, les textes émouvants récités d’une voix mal assurée, les attitudes attendries des petits figurants déguisés
 en Marie ou Joseph, en anges, en bergers, ou même en moutons !

 

Le baroque au service de la crèche

L’idée d’installer des crèches à l’intérieur des églises est déjà connue à la fin du Moyen Age.
Mais c’est au XVIIe siècle que l’usage s’en répand le plus largement, soutenu par l’Eglise catholique qui voit là un merveilleux support pour la méditation et la prière des fidèles, petits et grands. C’est depuis cette époque que les représentations immobiles de la Nativité se multiplient dans nos églises au moment de Noël. Chaque église veut avoir sa crèche !

C’est en Italie, entre le XVe et le XVXe siècles, qu’apparaissent les premières crèches au sens moderne du terme. Leurs personnages sont des statues colorées, le lus souvent en bois ou en argile. Elles atteignent parfois la taille humaine. Leur format presque grandeur nature donne au spectateur l’impression de
 participer à la scène.

La confection des crèches devient un véritable concours de beauté ; c’est à qui aura la plus élaborée,
 la plus étonnante, la plus raffinée. Chaque statue est une véritable œuvre d’art, une expression du sacré chargée d’émotion.

La ville de Naples se distingue par ses crèches à plusieurs niveaux, peuplées de personnages de toutes sortes. Elles comportent toujours une hôtellerie et un marché, et les ruines d’un temple romain servent d’abri à la Sainte Famille. Autour du petit Jésus allongé sur la paille, tout un univers richement orné se déploie, illustrant aussi bien des scènes de vie quotidienne que le cortège de magnificence qui accompagne les Rois mages. Les personnages sont faits d’étoupe armée vde fil de fer, puis sont revêtus de riches étoffes
(de soie, parfois de tissu d’or). Les visages sont en terre cuite peinte, et les yeux sont en verre.
 Peu à peu, la taille de ces statues diminue, et les crèches miniatures remplacent les grandes figurines.
Elles ne perdent cependant rien de leur splendeur.

 

Les crèches domestiques

Progressivement, les crèches entrent dans les maisons. Elles sont d’abord constituées de petites figurines de verre filé de Nevers, de porcelaine ou de cire, de mie de pain ou de bois sculpté. En France, l’interdiction faite pendant la Révolution  de présenter en public des scènes religieuses favorise le développement de ces crèches domestiques, et du même coup, celui d’un commerce de petits personnages, parmi lesquels fleurissent bergères aux joues roses et pastoureaux en costumes du XVIIIe siècle.

 

Quand l’argile devient santon

Les crèches ayant élu domicile dans les demeures familiales, elles s’imprègnent vite des couleurs locales. Dans un style naïf, les artisans évoquent les personnages typiques de la région, du village, parfois des proches ou des défunts de la famille.

A partir du XIXe siècle, la crèche provençale devient la plus populaire. Elle finit par représenter tous les métiers de l’époque, en costume local des années 1820 à 1850. Ses petits santons d’argile chaudement colorés rappellent la simplicité originelle de la grotte de Bethléem. Les grottes naturelles de la région de Bethléem sont en effet creusées dans l’argile. Déjà au Ve siècle, saint Jérôme le souligne, reconnaissant comme signe de la grandeur de Dieu d’avoir choisi de naître dans «  une crèche de boue ».

Cet évènement de la naissance de Jésus intervient dans la vie quotidienne et dans le décor local.
On y retrouve le mas provençal, l’étable où Marie et Joseph ont déposé l’Enfant Jésus entre l’âne et
 le bœuf, un puits, un clocher, le moulin, la fontaine, et parfois un village entier aux murs ocre et
aux toits de tuiles arrondies.

 

Les crèches à travers le monde

La tradition des crèches s’est développée dans le monde entier : crèches africaines en bois,
aux sobres silhouettes longilignes, asiatiques avec un petit Jésus aux yeux bridés…
En Roumanie, certaines crèches sont tout simplement faites…en argent !

En Amérique Latine, on compte autant de crèches que de villages. Elles sont en bois, terre cuite,
pâte a sel ou canne à sucre, parfois nichées dans une calebasse qui s’ouvre à deux battants,
comme un reliquaire aux mille couleurs.

C’est encore plus impressionnant dans un œuf ou même dans une noix !

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